• Question :


    Certaines personnes croient que la piété filiale couvre toutes choses. Nous souhaitons que votre éminence nous en montre les règles.

    Réponse :


    La piété filiale est de faire des bonnes oeuvres envers ses parents dans le domaine financier, physiquement (en leur rendant des services) et par le respect, la bonne parole, etc. A propos de cette dernière, Allah dit :

    « Si l’un deux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point : « Fi ! » et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. » (Le Voyage Nocturne , v. 23)
    Quand ils ont atteint l’âge de la vieillesse et à cet âge-là, leur comportement devant leurs enfants est souvent mauvais, pourtant Allah dit : « Ne leur dis pas : « Fi ! ». », comme si tu étais dégoûté d’eux, « Mais adresse-leur des paroles respectueuses. »
    Le respect peut aussi se traduire par les actes, par exemple, se faire petit devant eux et faire preuve de l’humilité qui convient à leur rang, selon la parole d’Allah :

    « Et par miséricorde, abaisse pour eux l’aile de l’humilité, et dis : « Mon Seigneur, fais-leur à tous deux, miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit ». » (Le Voyage Nocturne , v. 24)

    Le respect peut aussi se traduire par la dépense pour eux, et cela fait partie de leurs droits les plus importants, au point où le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :
    « Toi et ta richesse sont pour ton père. » (Abû Dâwûd, Ibn Mâjah)
    En ce qui concerne la bienfaisance envers eux par les services rendus, l’enfant doit leur rendre service dans les choses habituelles, et il doit s’abstenir si le service demandé est interdit, et cela fait aussi partie du respect envers eux de ne pas leur obéir dans ce cas-là, conformément au hadith du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :
    « Aide ton frère qu’il soit oppresseur ou opprimé. »
    Les Compagnons demandèrent : « Ô Messager d’Allah, l’opprimé, d’accord, mais comment aider l’oppresseur ? ». Il leur dit :
    « En l’empêchant d’opprimer. »(Al-Bukhârî)

    Par conséquent, empêcher les parents de commettre l’interdit et les désapprouver dans ce cas, est un respect et une bienfaisance envers eux. Ainsi, si un père ordonne à son fils de lui acheter une chose interdite, mais le fils lui désobéit, alors en réalité, ce fils est obéissant puisqu’il empêche ainsi son père de commettre l’interdit.

    Fatwa du cheikh Otheimine
    Fatawa des savants du balad el haram, page 1518

     



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